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10 febbraio 2014

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Terroni, utopisti e fili spinati
Alessandro Gilioli su Piovono Pietre | 10 febbraio

Divertenti, gli esiti del referendum svizzero: non solo per le imbarazzate reazioni dei leghisti nostrani (eh si, siamo tutti terroni di qualcun altro) ma soprattutto per il paradosso geolocalizzato: il Paese simbolo del potere più globale del mondo – la finanza – scopre quanto è sgradevole la globalizzazione quando non viaggia attraverso i bit che spostano i capitali ma sulle gambe di chi vuole arrivare a fine mese; per contro, l’Unione europea che ogni giorno respinge gli extracomunitari scopre che i suoi cittadini vengono trattati allo stesso modo da un altro Paese.

Il paradosso è frutto di quello che è successo a questo pianeta negli ultimi vent’anni: siamo tutti ormai in una stessa casa dove però ciascuno vuole entrare nella stanza altrui – per vendere, comprare o lavorare – e nessuno vuole che gli altri entrino nella propria.

È stato velocissimo, questo processo. Meno di una generazione. Quando io ero ragazzo andare a Budapest voleva dire cambiare pianeta, ore e ore di viaggio più una notte per i controlli alla cortina di ferro, chissà se e quando riuscirò a sentire casa, mamma non ti preoccupare che mi faccio vivo al ritorno; adesso chiamo al cellulare un mio amico per combinare un aperitivo al bar sotto casa e lui mi risponde sottovoce ’scusa, non posso, sono in un tempio in Birmania’.

All’inizio abbiamo visto solo i lati positivi, della cosa: ricordo l’entusiasmo, a fine anni Novanta, dei piccoli imprenditori che grazie alla Rete potevano vendere i loro prodotti in tutto il mondo e non avevano ancora capito che anche tutto il mondo poteva vendere i suoi prodotti nel loro quartiere.

Adesso invece prevalgono le paure, e qualcuno ci lucra: Berlusconi apre la campagna elettorale attaccando l’euro ‘moneta straniera’, mentre pure i civili francesi hanno una sbandata di massa per Le Pen. Insomma, il referendum svizzero è solo l’ultima goccia.

Lo so, è una di quelle questioni per cui nessuno ha una ricetta. Ma a me il ritorno agli stati nazionali dell’Ottocento – confini, muri, chiusure, fili spinati, gente che urla contro lo straniero – fa un po’ sorridere: mi sembra un tentativo di fermare il mare con le mani. Le tecnologie ci portano ogni giorno di più nella casa comune, i ragazzi vanno all’estero con l’Erasmus e non solo, questo straccio di post lo possono leggere pure in un cyberbar di Dakar.

Insomma non è cosa.

La scommessa semmai è provare a fare, gestire e governare in modo umanista l’altra cosa, cioè lo stare insieme. E mai come adesso mi vengono in mente i rompiscatole che di sovranità democratica transnazionale parlano da anni, ma anche gli utopisti tipo Jacque Fresco, Emery Reves o Daisaku Ikeda: gente che oggi vediamo come strampalata, domani chissà.

Comunque, li preferisco decisamente ai leghisti – svizzeri o nostrani che siano.


 
Le repli sur Suisse

Le pays a voté hier contre «l’immigration de masse», ébréchant le principe de libre circulation des ressortissants de l’Union européenne.
Serge Enderlin su Libération | 9 febbraio 2014

Les électeurs suisses ont accepté de justesse, hier, une initiative de la droite populiste qui veut mettre fin à la libre circulation des personnes avec l’Union européenne. «La Suisse autocentrée l’a emporté. Contre l’avis du gouvernement, de la plupart des partis, du patronat et des syndicats, le peuple a choisi de mettre fin à la libre circulation. C’est bien davantage qu’une gifle. L’avenir des relations avec l’Union européenne est désormais un point d’interrogation», a affirmé dimanche soir Markus Spillmann, le patron de la Neue Zürcher Zeitung, le journal le plus influent du pays.

«Tournant». Cette prise de position est à la mesure du séisme qui a secoué le pays hier à 17 h 30. Alors que les sondages indiquaient encore le contraire il y a moins d’une semaine, les électeurs de la confédération ont accepté par 50,34% des voix (et une majorité de cantons), l’initiative du parti de droite dure UDC, la première formation politique du pays, proposant la fin de «l’immigration de masse» et la réintroduction de quotas pour les ressortissants de l’Union européenne. En clair, cela revient à déchirer les accords bilatéraux péniblement négociés entre Berne et Bruxelles il y a plus d’une décennie, qui faisaient de facto de la Suisse un «29e membre» de l’UE, dont elle reprend la quasi-totalité des règles. A commencer par celle du libre accès au marché du travail pour chacun des citoyens de l’Union, un des principaux piliers du grand marché intérieur.

Les populistes de tout le continent peuvent se réjouir. Après le vote contre les minarets de 2009 qui avait déchaîné les passions islamophobes bien au-delà des frontières helvétiques, la Suisse montre une nouvelle fois l’«exemple» que d’aucuns rêvent de suivre : un retour à l’Europe des frontières et des complications administratives. «Il s’agit d’un tournant dans notre politique d’immigration», a affirmé le président de l’UDC, Toni Brunner. Et d’une nouvelle victoire politique pour le véritable architecte du parti, le milliardaire Christoph Blocher. Beaucoup moins tonitruant que par le passé, l’homme, dépositaire du populisme alpin version helvétique, n’a jamais cessé depuis un quart de siècle de défendre une exception suisse qui ne peut se réaliser que dans l’isolationnisme.

Les faits lui ont donné raison. Et tort. Raison parce que la Suisse demeure un insolent îlot de prospérité au cœur d’une Europe en crise depuis six ans. Tort parce que le pays doit une bonne partie de son succès économique… à l’immigration. Au moment de l’entrée en vigueur de la libre circulation, progressive dès 2002 (les pays d’Europe de l’Est ont dû attendre plus longtemps), les autorités anticipaient 8 000 arrivées par an. Mais ils sont désormais 80 000 par année à être attirés par le boom économique. Et ce ne sont pas des plombiers polonais. Des milliers de médecins allemands ont franchi la frontière pour exercer dans la région de Zurich. Les horlogers de l’arc jurassien fermeraient boutique sans la main-d’œuvre française frontalière qui constitue 90% de la force de travail dans leurs ateliers. Les hôpitaux se sont transformés en véritables tours de Babel polyglottes offrant des emplois de services publics à des salaires en francs suisses inimaginables dans la zone euro. Avec un taux de chômage de 3% seulement en moyenne nationale, rien n’indique que cette arrivée massive de ressortissants de l’Union ait eu un quelconque impact sur les emplois des Suisses.

Signe de l’extraordinaire vitalité du pays, il cumule les premiers rangs de tous les classements internationaux : compétitivité, niveau de vie, bien-être. Résultat : la croissance démographique est en forte hausse ; la confédération vient d’ailleurs de dépasser les 8 millions d’habitants.

Plafonds. Alors pourquoi ce rejet ? Aussi incroyable que cela puisse paraître dans ce paysage idyllique, un sentiment diffus de malaise s’est installé. Victimes de leur succès, les Suisses trouvent que leurs villes grandissent trop vite, que les trains sont bondés, et que les bouchons s’allongent. Ce n’est plus aussi calme qu’avant. Il leur restait à mettre la faute sur le dos de quelqu’un. Les ressortissants de l’UE ont fait l’affaire. «La fois d’avant, c’était les musulmans. On ne connaît pas encore les prochains», s’amuse un Français installé à Lausanne. Pratiquement, la mise en œuvre du texte de l’UDC reste floue. En théorie, le Conseil fédéral (gouvernement) a trois ans pour déposer un projet de loi prenant en compte l’argumentaire de l’initiative : une gestion autonome de l’immigration, sans interférence de Bruxelles. Le texte demande des contingents annuels pour les travailleurs, frontaliers ou demandeurs d’asile. Ces plafonds devront être fixés en fonction des «intérêts économiques globaux de la Suisse et dans le respect de la préférence nationale».

Hier soir, les autorités européennes n’avaient pas encore réagi. Mais plusieurs responsables ont affirmé ces dernières semaines que si la confédération mettait un terme à la libre circulation, tous les autres accords entre Berne et l’UE deviendraient aussi caduques. Et hier matin, avant que le résultat soit connu, l’Allemand Martin Schulz, président du Parlement européen, indiquait dans les colonnes de la NZZ am Sonntag qu’en acceptant l’initiative, «les Suisses ne résoudront aucun problème mais vont s’en créer bien d’autres». Ils en auront aussi entre eux : si la quasi-totalité des cantons alémaniques (sauf Zurich, Bâle-Ville et Zoug) ont accepté l’initiative populiste, tous les cantons francophones l’ont rejetée.


 
Tasse, ecco come la Casta si è dimezzata l'aliquota

Con un trucchetto, grazie a un lavorìo rimasto sempre sotto traccia, è passata la riduzione al 18,7 delle tasse sulla busta paga di deputati e senatori
Stefano Livadiotti su l'Espresso | 10 febbraio 2014

I partiti politici italiani se le sono date di santa ragione per favorire a colpi di leggi i loro rispettivi bacini elettorali. Ma su un fronte hanno lavorato tutti insieme appassionatamente.

L’obiettivo era quello di garantire un trattamento fiscale di straordinario privilegio ai loro rappresentanti in parlamento (ma le stesse regole sono previste anche per gli onorevoli regionali). Ed è stato perfettamente centrato, con un lavorìo rimasto sempre sotto traccia.

Pochi lo sanno: l’indignazione dei cittadini per i costi della politica si è finora concentrata sui benefici economici e pensionistici degli onorevoli.

Ma quelli fiscali sono ancora più scandalosi: la retribuzione complessiva di chi siede alla Camera in rappresentanza del popolo italiano è sottoposta a un’aliquota media Irpef del 18,7 per cento. Ecco come funziona, documenti ufficiali alla mano (ricavati dal sito istituzionale della Camera).

Prendiamo un parlamentare che non svolge altre attività ed è talmente ligio da non saltare mai una seduta di Montecitorio. La voce più pesante della sua busta paga è l’indennità mensile, oggi ridotta a 10.435 euro, pari a 125.220 euro l’anno.

Dall’importo vengono sottratte ritenute previdenziali per 784 euro al mese (9.410 euro l’anno) come quota di accantonamento per l’assegno di fine mandato, che è esentasse, come vedremo (e come d’altronde è scritto nero su bianco nella relazione al 31 dicembre 2011 su Attività e risultati della Commissione Giovannini sul livellamento retributivo Italia-Europa).

L’onorevole subisce poi una ritenuta mensile per il trattamento pensionistico di circa 918 euro (11.019 euro l’anno). Dall’indennità parlamentare viene infine detratta una ritenuta mensile di 526 euro (6.320 euro l’anno) per l’assistenza sanitaria integrativa.

Il trattamento del deputato è però arricchito da altre quattro voci con il segno positivo, tutti benefit esentasse. La prima è la diaria, una sorta di rimborso per i periodi di soggiorno a Roma, che ammonta a 3.503 euro al mese (42.037 l’anno) e viene decurtata di 206 euro per ogni giorno di assenza. La seconda è il rimborso delle spese per l’esercizio del mandato, pari a 3.690 euro al mese (44.280 l’anno), che per il 50 per cento va giustificato con pezze d’appoggio (per certe voci) e per il restante 50 per cento è riconosciuto a titolo forfettario. La terza voce non è perfettamente quantificabile e deriva dal fatto che il deputato è fornito di una serie di tessere per volare, prendere treni e navi e viaggiare in autostrada senza sborsare un soldo (ai fini della nostra simulazione abbiamo ipotizzato che ciò gli consenta di risparmiare 5 mila euro tondi l’anno) e un rimborso forfettario delle spese di trasporto (ma non viaggia già gratis?) di 3.995 euro a trimestre (15.980 l’anno). La quarta voce è rappresentata da una somma a forfait mensile di 258 euro (3.098 euro l’anno) per le bollette telefoniche.

Il pallottoliere dice che il totale fa 235.615 euro. Che, dedotte le ritenute previdenziali e assistenziali e i rimborsi spese documentati, si riduce a 189.431 euro. Ma per l’onorevole, come per magia, grazie ai trattamenti di favore architettati dal parlamento stesso, la base imponibile ai fini Irpef è di soli 98.471 euro e comporta il pagamento di tasse per 35.512 euro. Che corrisponde in concreto a un’aliquota media, appunto, di appena il 18,7 per cento.

Qualunque altro cittadino italiano, un manager per esempio, che percepisse la stessa somma a titolo di stipendio e di benefit di analoga natura, si ritroverebbe con una base tassabile ai fini dell’imposta sul reddito di 189.431 euro e dovrebbe mettere mano al portafoglio per 74.625 euro di Irpef (con un’aliquota media del 39,4 per cento).

L’onorevole paga dunque solo il 47 per cento di quello che toccherebbe a un cittadino comune (e per semplicità non si è tenuto conto degli ulteriori benefici di cui gode sulle addizionali regionale e comunale) e risparmia ogni anno qualcosa come 39 mila euro d’imposta (vedere la tabella nella pagina a fianco). A consentire questa incredibile iniquità è un’interpretazione alquanto generosa, da parte del parlamento, dell’articolo 52, comma 1, lettera b del Tuir (Testo unico delle imposte sui redditi), in base al quale non concorrono a formare il reddito le somme erogate a titolo di rimborso spese ai titolari di cariche elettive pubbliche (parlamentari, consiglieri regionali, provinciali e comunali) e ai giudici costituzionali, «purché l’erogazione di tali somme e i relativi criteri siano disposti dagli organi competenti a determinare i trattamenti dei soggetti stessi».

Il rispetto dei principi di capacità contributiva e il divieto di disparità di trattamento rispetto agli altri contribuenti imporrebbe la limitazione dell’esenzione fiscale ai soli rimborsi spese effettivi, quelli cioè strettamente legati alle funzioni pubbliche svolte e corredati di documentazione. Ma il parlamento ha deciso diversamente. Costringendo altri uffici pubblici a fare i salti mortali per non doverne censurare le scelte. Basti pensare che il Gruppo di lavoro sull’erosione fiscale, costituito a suo tempo da Tremonti per tagliare la spesa pubblica e presieduto da Vieri Ceriani, non avendo altri criteri di rilievo costituzionale per giustificare le ragioni di tali benefici fiscali ha dovuto classificarli tra le misure a rilevanza sociale, cioè alla stregua di quelle a favore delle Onlus e del terzo settore e di quelle che aiutano l’occupazione. Poi dice l’antipolitica.

Ma non è finita. Siccome pagare l’Irpef al 18,7 per cento a Lorsignori doveva sembrare ancora poco e per non farsi mancare proprio nulla, i parlamentari hanno pensato bene di trovare un escamotage per mettersi in tasca pulito pulito l’assegno di fine mandato, che dovrebbe invece essere sottoposto a tassazione in base all’articolo 17, comma 1, lettera a del Tuir (Decreto del Presidente della Repubblica 22 dicembre 1986, n. 917).

Ecco come hanno fatto. Ogni mese, lo abbiamo appena visto, l’onorevole subisce, proprio in vista dell’assegno di fine mandato, una ritenuta sull’indennità parlamentare di 784 euro.

Trattandosi di contributi previdenziali, la somma viene dedotta annualmente dal reddito da tassare, nel presupposto che ciò avverrà poi al momento della consegna dello chèque. L’articolo 17, comma 1 del D.P.R. 917/86 prevede, come per il Tfr dei lavoratori, una tassazione separata dell’assegno di fine mandato, per evitare che si sommi al reddito dell’anno in cui viene incassato, facendo così scattare un’aliquota fiscale più alta.

Ma c’è un’altra disposizione (contenuta nell’articolo 19, comma 2 bis del Tuir) che riguarda il metodo di tassazione separata dell’indennità spettante ai dipendenti pubblici (buonuscita per gli statali) e agli assimilati (soci lavoratori delle cooperative, sacerdoti e parlamentari): dice che la base imponibile dell’assegno va determinata in funzione del peso del contributo a carico del datore di lavoro sul totale del contributo previdenziale. Per capire meglio, prendiamo un caso concreto. Quello di un dipendente pubblico, la cui indennità di buonuscita è alimentata da un contributo obbligatorio a carico del lavoratore nella misura del 2,5 per cento e da contributi a carico del datore di lavoro del 7,10, per un totale del 9,60 per cento. Il contributo pubblico del 7,10 per cento corrisponde al 73,96 del 9,60 per cento. Quindi al travet verrà tassato il 73,96 per cento della buonuscita.

Non avviene così nel caso dei parlamentari. Disciplinando da soli il sistema di rappresentazione contabile della loro busta paga, gli onorevoli hanno creato un meccanismo perfetto, che rispetta formalmente la legge, ma consente di non pagare un euro bucato di tassazione separata sull’assegno di fine mandato. Il trucco è tanto banale quanto efficace: mentre per il dipendente pubblico, come abbiamo visto, il 73,96 per cento dell’accantonamento è a carico del datore di lavoro; nel caso del parlamentare la quota da accantonare per l’indennità di parlamentare è tutta figurativamente imputata a lui. E così non deve pagare. Non è certo da questi politici (a parte qualche lodevole eccezione) che ci si può aspettare una seria guerra ai ladri di tasse.

 
Testo tratto dal saggio di Stefano Livadiotti “Ladri - Gli evasori e i politici che li proteggono” (Bompiani)


 

INPS 2014: dal vorace poltronista al papà della precarietà? …e poi?
Maurizio Fontana su www.connessioniprecarie.org | 10 febbraio 2014

Le recenti dimissioni di Antonio Mastrapasqua, che chiudono la sua avventura alla presidenza del maggior ente previdenziale d’Europa con i sentiti ringraziamenti degli attuali presidente del consiglio e ministro del lavoro, alludono a una possibile accelerazione del riassetto del welfare italico. L’innesco forse è accidentale – in quanto plausibilmente imputabile all’ingordigia del dimissionario, cui non bastavano le cariche possedute – ma di certo intanto torna a essere attuale la questione della governance dell’INPS, mentre già circolano, alcuni decisamente inquietanti, i nomi di candidati alla presidenza, in primis quello di Tiziano Treu, tristemente famoso per l’omonimo «pacchetto» (legge 196/97) che sul fronte normativo aprì la strada alla precarietà del lavoro oggi dilagante. Per tacere del suo contributo, due anni prima, sempre come ministro del lavoro del Governo Dini, all’avvio della Gestione Separata dell’INPS.

Dato però che il problema non è semplicemente quello di fermare la deriva gestionale di un ente, lasciato alla mercé di un uomo solo al comando per oltre un quinquennio, reintroducendo un vero consiglio di amministrazione e un vero comitato di indirizzo e controllo, è opportuno che si individui per intanto un commissario e contestualmente si apra una fase di transizione nella quale sia possibile affrontare la questione del welfare italiano a tutto campo, facendo fino in fondo i conti con il quadro che il bilancio preventivo dell’INPS, con i suoi dati previsionali per l’anno corrente, prefigura denso di incognite a distanza ravvicinata.

Il dato saliente per un paese che in cinque anni ha visto crescere il debito pubblico da poco più del 100% ad oltre il 130% del proprio declinante PIL, infatti, è costituito dalla continua crescita dell’intervento statale a carico della fiscalità generale passato dai 73 miliardi di euro del 2008 ai 112,5 miliardi del 2013 per coprire la quota assistenziale della spesa previdenziale. Finanziare milioni di ore di cassa integrazione straordinaria e in deroga, centinaia di migliaia di indennità di mobilità in deroga e sospensioni dal lavoro, tutti ammortizzatori sociali non coperti da contribuzione pagati dalle imprese il cui onere è andato a sommarsi alla quota, per così dire, ordinaria della spesa pensionistica fiscalizzata, ha bruciato progressivamente gli attivi delle gestioni di malattia, maternità e ANF e della stessa Gestione Separata (8,5 miliardi a fine 2013), per tacere del saldo attivo di oltre 4 miliardi tra contributi versati dai lavoratori migranti e prestazioni loro corrisposte. Dal 2009 al 2013 il numero annuo di lavoratori in CIG si aggira mediamente intorno alle 500mila unità, con un numero di ore autorizzate per tutte le tipologie che passa dalle 913mila del primo anno alle 1.075mila dell’ultimo, mentre i dipendenti del settore privato occupati a tempo pieno diminuiscono di 480mila dal 2009 al 2012, con gli occupati part-time contestualmente aumentati solo di 215mila. Ciò significa che già in questo arco di tempo si è ridotta significativamente la massa retributiva assoggettata al prelievo contributivo. Inoltre, il numero medio annuo di disoccupati indennizzati dall’INPS è cresciuto dai 426mila del 2009 ai 573mila del 2012, comportando un pagamento complessivo per oltre quattro milioni di euro di indennità nel primo anno e per oltre cinque milioni nell’ultimo, mentre il numero dei beneficiari dell’indennità di mobilità passava dai 127mila del 2009 ai 195mila del 2012. Ciò ha prodotto un incremento progressivo delle prestazioni di sostegno al reddito, finanziato però dal gettito contributivo. Si aggiunga che anche sul versante dei pubblici dipendenti – i cui stipendi sono per legge bloccati dal 2010 e lo saranno per un ulteriore biennio, e il cui numero si è ridotto di almeno 150mila unità da quando si è introdotto il sostanziale blocco del turn-over nella pubblica amministrazione – la base retributiva si è ridotta portando alla conseguente contrazione di versamenti contributivi. Va inoltre considerato che tra i nuovi avviati al lavoro oltre i due terzi sono assunti, ammesso che questo termine sia sempre appropriato, con contratti atipici cui corrispondono di fatto retribuzioni nettamente inferiori a quelle conseguibili con il contratto standard: quindi anche queste dinamiche occupazionali costituiscono un fattore crescente di contrazione del monte contributivo.

Sul versante delle spese, invece, già nel 2013 c’è stata una riduzione del 43% delle nuove pensioni liquidate rispetto all’anno precedente, 649.621 contro 1.146.340, nonostante gli effetti della riforma Fornero siano stati mitigati dalla riduzione dell’età per la pensione di vecchiaia delle lavoratrici autonome; pertanto, esaurito l’effetto di tale distrazione normativa dell’ex ministro del lavoro, si prevede un’ulteriore riduzione nel 2014 delle nuove pensioni a 596.566. E tra le pensioni eliminate nel 2013, 742.195, e quelle che lo saranno nel 2014, 739.924 (la maggior parte di queste in seguito al decesso dei titolari, sovente beneficiari di due pensioni, la propria diretta e quella di reversibilità ovvero di invalidità civile) si avrà una riduzione progressivamente crescente del numero di assegni pensionistici: per intanto già a fine 2013 c’è stata già una contrazione di quasi 90.000 pensioni in essere. Ma nonostante la pesante diminuzione delle nuove pensioni, peraltro già realizzatasi nel 2011 e nel 2012 con le leggi del governo Berlusconi, il bilancio di previsione del Comitato di Indirizzo e Vigilanza dell’INPS per il 2014 ipotizza un esercizio negativo per 11,997 miliardi: tale risultato verrà rimediato con il trasferimento definitivo della cifra di 25,198 miliardi di euro previsto dalla legge di stabilità e corrispondente alle anticipazioni concesse fino all’esercizio 2011 dallo Stato all’INPS, con ciò neutralizzando (al prezzo di due finanziarie come quella del 2014) la passività patrimoniale di 25,200 miliardi di euro portata in dote dall’INPDAP, confluendo nel grande INPS voluto da Monti per risparmiare nelle spese di gestione della previdenza pubblica. In questo modo alla fine del 2014 dovrebbe risultare un avanzo d’esercizio di 13,201 miliardi di euro.

È del tutto evidente che questo gioco contabile non risolve nulla circa l’insostenibilità economica del sistema previdenziale italiano stante il contesto attualmente vigente, mentre è vergognoso dover rilevare che ad oggi l’INPS resta in piedi a livello complessivo sulle spalle dei giovani del lavoro frammentato e precario e dei migranti che resistono nei lavori più duri e sporchi, almeno finché gli viene consentito. Non è stato così per i migranti che hanno organizzato le rivendicazioni e il grande sciopero contro la legge Bossi-Fini del maggio 2002 a Vicenza, per i quali il tempo di risiedere in Italia è scaduto ormai da tempo (e questa è una storia su cui si tornerà in altra occasione).

Per tacere, infine, sul piano della quotidiana attività dei dipendenti dell’istituto previdenziale che – ridotti sempre più di numero, con retribuzioni bloccate dall’inizio della crisi, coinvolti in un processo di riorganizzazione improbabile e improvvido targato KPMG (il network, già inquisito per frode fiscale negli USA, di servizi alle imprese, specializzato nella revisione e organizzazione contabile, nella consulenza manageriale e nei servizi fiscali, legali e amministrativi) cui sono riusciti a resistere, denigrati al pari degli altri lavoratori pubblici da governanti di ampiamente discutibile ingegno – hanno sin qui consentito all’Ente di pagare le prestazioni e riscuotere i contributi. In conclusione, come si è visto il finanziamento del welfare, dentro la perdurante crisi del nostro paese, si regge  sempre meno su di una logica contributiva, secondo dinamiche in atto anche negli altri paesi più significativi dell’Unione Europea, dove però è stato finora più trasparente il ricorso alla fiscalità generale e meno brutali gli interventi di riduzione delle prestazioni economiche erogate. Per quanto la logica autodistruttiva di fondo sia la medesima, in Italia le leggi Monti-Fornero hanno introdotto un’accelerazione violenta che ha contribuito ad approfondire la crisi.

Riconoscere tali effetti e ricercare il modo per rimediarvi è quanto si deve fare il prima possibile per non continuare su una strada senza sbocco. Nel paese dell’irresponsabilità impunita, e ben retribuita, non sarà cosa facile.


 

Sfratti, il governo stanzia 40 milioni. Ma l’elenco di chi può accedere ha 10 anni
I 40 milioni di euro previsti dal Fondo per le morosità incolpevoli sono destinati agli inquilini dei comuni “ad alta tensione abitativa”. L’elenco del Cipe, però, non è aggiornato dal 2003. A rimanere con le mani vuote saranno tutte le realtà alle prese con le nuove emergenze
Tiziana Colluto su Il Fatto Quotidiano | 10 febbraio

Il fondo da 40 milioni di euro per le “morosità incolpevoli”, istituto ad ottobre dal governo e già di per sé esiguo, lascerà scoperte le vere emergenze. Il cortocircuito è nel vincolo posto alla base di quei finanziamenti, destinati esclusivamente ad inquilini residenti nei comuni “ad alta tensione abitativa”. Quali sono? Quelli elencati in una delibera Cipe aggiornata, l’ultima volta, oltre dieci anni fa, il 13 novembre 2003, e da allora mai più rivista, nonostante il flagello della crisi economica, l’exploit di licenziamenti e l’impennata di ricorsi all’Ufficiale giudiziario. Non è un dettaglio. A quella lista, infatti, devono attenersi anche le Regioni, sia nel ripartire sul territorio la quota parte nazionale spettante, sia nel ridistribuire il proprio fondo di sostegno agli affitti. Un vincolo che vale quanto un cappio per le periferie italiane che mancano all’appello, ma su cui più gravita il macigno degli sfratti. Al di là dei capoluoghi di provincia, ovviamente presenti in quell’elenco, il resto è una geografia in parte sbagliata, di certo non specchio della realtà attuale.

Ad accorgersi della distonia è stata la Prefettura di Lecce, la prima a provare, tramite calcoli statistici e dati provenienti dalle sedi dei tribunali civili, che a rimanere digiuni saranno proprio i Comuni più flagellati. Nel Salento, tra gli altri, Gallipoli, Nardò e Porto Cesareo. Per il resto, non c’è ancora una mappatura dettagliata che restituisca la vera fotografia dell’Italia. Tuttavia, ci sono le punte dell’iceberg, quelle macroscopiche, situazioni note alle cronache, ma sconosciute, evidentemente, al Ministero delle Infrastrutture.

È il caso, sempre in Puglia, di Fasano e in Sicilia di Termini Imerese, che ha un destino legato alle sorti della Fiat, oppure di Bronte, nel catanese. E’ il dramma che si trovano a vivere, ad esempio, nelle Marche, Jesi, Osimo e Falconara Marittima e, in Emilia Romagna, San Giovanni in Persiceto e Budrio, oltre a Fiorano Modenese, Nonantola e Mirandola, comuni colpiti dal terremoto di due anni fa. In Piemonte, i più in sofferenza sono i centri di Chivasso, Leinì, San Mauro Torinese e Ciriè, quest’ultimo uno dei simboli dell’emergenza, dopo la morte, nel 2011, di un 65enne costretto a dormire in macchina assieme alla sorella.

C’è poi la Toscana, con i suoi Borgo San Lorenzo, Orbetello, Massa Marittima, Poggio a Caiano, Cecina, che ha una media di tre sfratti al mese, e, incredibilmente, anche Porto Santo Stefano e Porto Ercole, le mete dei vip, “luoghi dove, proprio per questo, i canoni d’affitto sono proibitivi, pure d’inverno”. A sottolinearlo è Aldo Rossi, segretario nazionale del Sunia. Una prima stima del vero disagio è stata possibile solo grazie alla ricognizione fatta tramite le diverse sedi regionali del sindacato inquilini della Cgil. “E’ un problema di cui nessuno parla. Non lo si vuole affrontare, per troppa burocrazia e per pigrizia politica. Eppure – rimarca Rossi- l’inserimento in quell’elenco fa la differenza nella distribuzione dei fondi. La fa anche nella possibilità di usufruire di agevolazioni fiscali nella stipulazione di contratti a canone concordato, per i quali i proprietari degli immobili possono godere di uno sconto Irpef oppure di una cedolare secca con aliquota più bassa”. A questo si unisce la possibilità, quando prevista, di un differimento o sospensione degli sfratti.

Non è questione di lana caprina, insomma, ma di stare dentro o fuori la fascia di garanzia e di tutela da riconoscere a chi l’affitto non può più pagarlo, per sopravvenuta incapacità legata a una riduzione del reddito, conseguenza spesso della perdita del lavoro. All’appuntamento con il Dl 102/2013, che in autunno ha introdotto il Fondo per gli inquilini “morosi incolpevoli” con una dotazione di 20 milioni di euro per quest’anno e altrettanti per il prossimo, ci si è presentati, dunque, con i calendari fermi a undici anni fa. Nel frattempo, l’acqua sotto i ponti è passata copiosa: nel 2003, il numero di provvedimenti emessi non raggiungeva i 40mila, lievitati, nel 2012, a 67.790, a fronte di un qualcosa come 120.903 richieste al giudice e 27.695 sgomberi eseguiti.

Uno sfratto ogni 375 famiglie, rapporto che nel 2001 era di uno a 539 e che si riduce ancora di più in quarantacinque province, soprattutto in quelle di Prato (1/128), Lodi (1/176), Novara (1/203), Pavia (1/207) e Rimini (1/218). A metterlo nero su bianco è il rapporto “Gli sfrattati in Italia”, stilato dalla Scuola superiore dell’amministrazione dell’Interno, con il contributo del Viminale e del ministero della Giustizia. Sono i dati rimasti nel cassetto, ma che avrebbero dovuto fungere da spia di allarme per un altro ministero, quello delle Infrastrutture, guidato da Maurizio Lupi. Sono anche il grimaldello che la Conferenza Stato-Regioni – dove la questione si è puntualmente arenata – avrebbe potuto usare per ottenere un aggiornamento della delibera Cipe del 2003.

  10 febbraio 2014